Une transformation significative est en cours dans l’industrie du tourisme en Afrique, qui évolue pour devenir un moteur de changement social et économique, avec les femmes au centre de cette dynamique. Selon un reportage de l’Associated Press, de plus en plus de lodges de safari et de tour-opérateurs étendent leurs actions au-delà de la simple conservation pour inclure des programmes d’éducation, de formation et d’entrepreneuriat qui créent de nouvelles opportunités pour les femmes.
Cette tendance vise à s’assurer qu’une plus grande partie des revenus du tourisme bénéficie directement aux populations vivant à proximité des zones de conservation. Plusieurs initiatives illustrent ce changement. En Ouganda, l’opérateur Volcanoes Safaris a soutenu la création de la Kyambura Women’s Coffee Cooperative, fournissant aux femmes des terres et une formation pour cultiver et vendre leur propre café aux visiteurs.
Le tourisme n’est plus seulement une question de faune ou de nature sauvage ; il aide désormais les femmes à acquérir leur indépendance financière, à protéger leur environnement et à construire un changement durable au sein de leurs communautés.
En Afrique du Sud, dans la réserve naturelle de Mkambati, le groupe Natural Selection a mis en place les « Green Griffons », une unité de conservation composée exclusivement de douze femmes issues des villages voisins. Elles patrouillent la réserve pour surveiller la faune et lutter contre le braconnage. En Zambie et en Tanzanie, Abercrombie & Kent Philanthropy a lancé un programme de « magasins de vélos », formant des femmes à la gestion de petites entreprises de vente et de réparation de bicyclettes, améliorant ainsi la mobilité et l’accès aux services dans les zones rurales.
Ces exemples montrent un changement de paradigme : le tourisme est de plus en plus perçu non seulement comme une industrie d’extraction de valeur, mais comme un partenaire de développement local. En investissant dans l’autonomisation économique des femmes, ces entreprises renforcent la résilience des communautés, ce qui, en retour, consolide les efforts de conservation et assure la pérennité de l’industrie elle-même.
