Les États-Unis ont annoncé qu’ils boycotteraient le sommet des dirigeants du G20 à Johannesburg, une décision qualifiée de « regrettable » par l’Afrique du Sud, pays hôte. Le président Donald Trump a justifié ce boycott en invoquant des allégations « largement discréditées » de persécution et de « massacre » des fermiers blancs dans le pays.
Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a qualifié de « honte totale » la tenue du sommet en Afrique du Sud, affirmant que les Afrikaners « sont tués et massacrés » et que leurs terres sont « illégalement confisquées ». Il a déclaré qu' »aucun fonctionnaire du gouvernement américain ne s’y rendra tant que ces violations des droits de l’homme se poursuivront ».
Le ministère sud-africain des Affaires étrangères a fermement rejeté ces accusations, les qualifiant de « non étayées par les faits » et rappelant qu’elles avaient été jugées « clairement imaginées » par un tribunal sud-africain en février. Le porte-parole Chrispin Phiri, s’adressant à la BBC, a accusé Trump d’ « orchestrer une crise imaginée ».
CITATION
L’Afrique du Sud a ses problèmes et nous les traitons. Je pense que la criminalité touche tout le monde, quelle que soit la race. […] Nous irons de l’avant sans les États-Unis. — Chrispin Phiri, Porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères.
M. Phiri a confirmé que le sommet se tiendrait comme prévu, ajoutant que le succès de l’événement ne « repose pas sur un seul État membre ». Les États-Unis doivent prendre la présidence du G20 après l’Afrique du Sud.

